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 Hyun Ju Ri • Liying Boy.

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MessageSujet: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 11:15



Hyun Ju Ri

Caractère: Je ne me connais pas moi-même. Il n'est pas question d'une quelconque amnésie bienfaitrice ou d'un dédoublement de personnalité qui pourrait encore expliquer mon absence de caractère, ou plutôt cette absence de connaissance pour le moins gênante. Je suis sans être. Un nom ne cachant rien. Mystère incessant pour ne dévoiler qu'une banalité rassurante. Je ne vois pas ce qu'on pourrait me trouver. Je ne vois pas ce qu'on pourrait m'envier. Je n'ai rien vécu, la vie pour moi ne se résume qu'à une phrase. L'attente salvatrice de la faucheuse qui viendra me chercher incessamment sous peu. Le pessimisme ne me conviendrait pas contrairement à ce que vous croyez. La lucidité est une amie commode, sans doute un peu plus que l'optimisme qui frappa ma famille envers moi. S'en sortir, braver la vie, on me montre comme l'incarnation du courage, je pense plutôt être le clown qui reste prudent devant le rire de la vie. La solitude me tend ses bras d'amoureuse, et je l'accepte un soupir d'extase aux lèvres car je redoute l'idiotie des gens. Associal mais peut-être pas autant qu'il ne le faudrait pour respirer, j'attire les gens. Le physique dit-on. Ce n'est pas le mien. Je suis une copie. Robotique idiote et mesurée, pour un être mal-calculé. Copie qui ressent, vit et souffre. C'est la nature de l'être humain dit-on, alors autant maudire l'humanité. Parce que je suis la moitié d'un tout, d'un rien. Je sais sourire, je sais rire, mais on raconte que je perdis ses facultés il y a peu. Alors je sais survivre. Drôle de conclusion à cette vie, mais je ne me vois pas quoi dire d'autre. Vous dépeindre mon portrait comme un artiste, reviendrez à me donner de l'importance. Mais peut-être que j'en ai. Parce que si ce Dieu cruel, création subliminal de l'homme, ne veut pas de moi dans l'Eden perdue de l'être, c'est que mon existence est existentielle, sans pour autant devenir hautain.

Il parait que je suis un Pierrot, ou alors je l'étais. Soutien de l'auguste, de l'empereur sentimental, je ne montre qu'une façade parmi tant d'autres cachant le monstre hurlant que j'incarne derrière un manteau blanc. En vérité, je n'ai que peu de qualités. La compassion m'échappe, la sociabilité me fuit. Jusqu'à présent, j'ai toujours gardé un sourire aux lèvres, armant en porte drapeau, une fierté, et une envie de me battre aussi fausse que ma vie. Jusqu'à maintenant j'ai toujours prié pour m'endormir à jamais et cesser de me réveiller et de regarder par la fenêtre ce monde qu'on me dépeint comme on dépeint un chef-d’œuvre du septième art, mais on ne m'a jamais accordé ce privilège. Alors aigri de la vie, je continue à me réveiller et à écouter le babillage incessant des membres de ce groupe qu'on appelle famille et qui ne sont reliés que par le sang et quelques ressemblances physiques. Bien sûr restons dans le raisonnable, j'ai toujours mis au silence ces répliques assassines, me contentant de sourire de manière douce, et de prétendre à la fatigue pour accéder enfin au calme olympien. J'apprécie le calme et la solitude, mais depuis peu on ne me les accorde plus, comme à un enfant trop vieux, à qui on aurait repris ses jouets d'antan. Le calme, la volupté, la satiété d'être seul et de ne plus en avoir pour longtemps me sont à présent inconnu. J'ai dû quitter un rôle pour un autre dans le théâtre de la vie. Etre, paraître puis devenir. Une succession logique qui emmène à la débandade de mon coeur qui taira un refus. Parce que je n'ai pas le choix. Parce que je suis sauf et que la faucheuse s'éloigne ayant trouvé mieux que mon illustre personne. Alors on s'adapte.

Sans paraître décalé, j'en viendrais même à avoir peur des gens de leur toucher. Peur de tomber malade à cause de leurs mots et maux, et d'en vomir. Il m'en a fallu du temps pour tout accepter, pour qu'aux yeux du monde je sois devenu cette marionnette tant appréciée que tout le monde attendait. Adieu candeur printanière et enfantine, silence nocturne, et douceur hivernale, bonjour soleil aveuglant, rires assourdissant qui vous paraissent sardoniques, et lucidité encore plus déconcertante. On m'a transformé en cliché, je me suis laissé façonner, la lassitude m'habitant depuis toujours. Las d'une vie qui n'est pas la mienne, fatigué de journées que je regarde passer sans vivre. Il parait que je reste faible derrière cette coquille rassurante que je porte maintenant comme une double peau. Mais je suis faible et apeuré. Je n'ai pas peur de le dire, mais de là à le crier, hélas je ne le peux, alors je me contente de murmurer ces mots, je suis faible et je connais mes faiblesses. Je connais cet accroc qu'il y a dans mes sentiments, je connais ce battement assourdissant qu'on appelle le coeur. J'ai un ulcère aux sentiments, de l'eau dans le coeur et la nuit est lourde. La fumée ne m'atteint plus et j'ai son odeur sur les yeux. J'en paraitrais presque trop poétique, si je venais à dire ça. Mais c'est vrai hélas. La vérité n'est que plus dur à accepter, sachant que ce chainon manquant à ma vie, j'ai dû le construire de toute part quitte à paraitre factice ou encore mensonger, pour sauver des vies qui m'importe peu.

J'ai enfilé ce rôle, par commodité. Et par obligation même si j'aimerais oublier la deuxième partie. J'ai appris à rire, et à sourire faux, car le côté vraisemblable est tout ce qu'il me reste. Le naturel m'échappe, alors on ne peut que s'adapter. Je suis sorti, j'ai connu la vie. J'ai appris à comprendre la nature humaine, et à la dédaigner qu'un peu plus. Devenir arrogant, et aussi hautain que possible pour ne pas être blessé plus. Être incessamment une ombre vernie par les autres, la même sensation humide de se faire violer par leurs regards. Et se taire sous les regards et jouer. Joueur de flute, joueur de vie. Jouer tout simplement et s'adapter. Devenir inconscient, ranger sa lucidité au placard pour ne plus souffrir à chaque seconde de la bassesse de ce monde. Se déchirer les yeux d'un coup de larme pour en finir avec cette envie de gerber sur vous. Vomir et pleurer c'est un peu pareil, ce n'est qu'une question d'odeur. Je ne peux faire ni l'un ni l'autre. Marionnette de la vie, je souris encore et encore, m'assurant qu'on me croit ne serait-ce qu'un peu. Je suis devenu mon inverse. Sourire, rire s'amuser, détester les gens, n'aimer que soi, être aussi mégalomane et narcissique qu'un tyran, aimer son apparence dans les miroirs, alors qu'il y a peu je brisais ces morceaux de verres, vivre, détester, aimer, survivre. Je n'aime pas ce rôle, mais je ne suis pas grande vedette, alors je me contente de dire oui et de jouer, priant pour qu'on ne découvre pas la supercherie, et qu'on me laisse un jour retourner dans les bras de la dame au voile noir. Bonsoir je vais bien, j'oublie, ça fait longtemps que j'oublie et je continue d'oublier. Encore et encore dans ce cercle vicieux qui n'en finira jamais. Ce n'est qu'une boucle incessante et on ne peut rien y faire si ce n'est attendre encore un peu. Il me regarde mais je regarde derrière, crève moi les yeux ça ira mieux, ne crois pas que je pleure, ça serait trop facile ... J'oublie pour mieux devenir, je garde mes larmes pour en faire des armes. Mes sentiments n'en seront que plus poignant parait-il. Je ne veux plus voir le monde, à défaut de vivre la vie, il parait que ça ne me réussit guère. Hier on parlait de pitié et de compassion envers ceux que je voyais, aujourd'hui on par d'égoïsme et de supériorité, que puis-je vraiment y faire ? Survivre ? En soit c'est une finalité quotidienne et hélas banale à laquelle je devrais me contenter.


Histoire:




Pleurer. Pleurer regarder la procession et se dire que ça passera. Ou pas, même si on essaye de se convaincre, d'une blessure au coeur en plus, que ça passera. Parce que ça doit passer, parce qu'on n'a guère le choix. Je n'ai jamais eu le choix. Encore aujourd'hui il m'échappe, il me fuit constamment. A croire que Dieu veut diriger ma vie jusqu'au bout. Alors je n'y croirais plus. Non je ne croirais plus en un Dieu si cruel. On ne prend pas un être cher aux gens comme ça. On n'enlève pas une présence indispensable. Je veux partir. Je ne veux pas voir cette fin ici. Partir, fuir, m'en aller. Arrêter la mascarade, arrêter d'être forte. Partir. J'ai l'impression que tout mon état reflète cette idée. Morne, amorphe, le regard vide, et loin, tout en moi semble crier ma douleur. Je ne veux plus souffrir ainsi. Je ne veux pas être fort si c'est surmonter une douleur pareille. Trop dur. Et cette vision. Fermer les yeux ne m'enlève rien de cette horreur visuelle, qui s'est incrustée au fond de moi, pour y battre comme une piqure de rappel. Un enterrement. La fin d'une vie. La fin d'un être, de quelqu'un à qui je tenais, sans doute plus qu'à tout, et peut-être même plus qu'à ma vie. Mais le nom m'échappe, tout comme mes larmes restent aux coins de mes yeux. Je ne veux pas pleurer. Quoi que ça me ferait tellement de bien. Je regarde le cercueil blanc, et je ne peux m'empêcher de lui en vouloir. Il est parti, il m'a quitté. On m'a arraché le coeur pour ne m'en rendre que la moitié. L'autre se trouve dans le cercueil, l'autre partie de moi ne bat plus. L'autre partie de moi m'a abandonnée. On m'avait pourtant dit que le lien entre des jumeaux était inaltérable. Alors pourquoi, oui dites moi pourquoi, je ne ressens plus ce lien, dites-moi pourquoi j'ai envie d'ouvrir ce cercueil et vérifier qu'il est bien vivant, que c'est une farce, un canular, et que Ju Ri se réveillera et me sourira me promettant mon et merveilles, dont une guérison qu'on croyait impossible. Et bien tu sais Ju Ri, tu vas rire, mais aujourd'hui je suis guérie et c'est grace à toi. Si tu as su tenir cette promesse là, pourquoi pas les autres ?

Bonjour, Hyun Ju Na, sortie dernièrement de l'hôpital. Pour la plupart des gens, j'en ressors à cause d'un sévère traumatise crânien dû à l'accident de voiture que j'ai eu avec mon jumeau Ju Ri, en vérité, j'ai passé ma vie dans le grand hôpital de Busan, au service des grands malades comme on dirait. Jusqu'à présent on pensait que je ne dépasserais pas mes vingt ans, et que mes dernières années de ma vie, n'étaient qu'un miracle quant à mon opiniâtreté à vouloir vivre. C'est un mensonge bien sûr. Je n'ai jamais voulu continuer à vivre surtout dans cet état. On me trouvera d'un égoïsme insolent parce que je ne supporte pas le fait que mon frère m'ait abandonnée dans la vie, mais dans un sens, lui il se portait à merveille. Ju Ri mon grand frère, mon tendre jumeau a été plus gourmand que moi avant la naissance, et c'est lui qui m'a privée de mon système d'immunité. Je suis née avec une défaillance immunitaire au niveau de la moelle épinière et j'ai toujours vécu avec jusqu'à maintenant. A cause de cet accident de voiture, mon frère qui avait signé une décharge à mon insu, avait accepté qu'on me greffe sa moelle épinière et voila le résultat. Vivante, en bonne santé, mais seule. Seule, quelque chose que je ne supporte que trop peu. Seule, encore et toujours seule, sans avoir cette étrange sensation d'être lié nuit et jour à mon frère. Coupable. Coupable. Je suis la cause de la mort de mon frère. Plus que personne je le sais. Ca me ronge comme ça me force à vivre pour lui. Je ne peux nier l'évidence. J'ai tué mon frère, j'ai tué mon frère par caprice. Capricieuse. Pas souvent et pourtant. Une fois de trop. Sous prétexte d'allait mieux, je lui avais demandé de me ramener à la maison. Bien sûr il avait dit oui. Bien sûr. Mon frère avait toujours été un ange. Malgré son travail, malgré son succès, il ne me refusait rien. Après tout, tout le monde savait que Ju Ri avait une jumelle malade. Ca avait longtemps fait la une de la presse. Mais il pleuvait, et il avait emprunté la voiture de Maman, pensant que les quelques cours qu'il avait eu suffirait. Sur la route, il pleuvait trop, il roulait trop vite, beaucoup trop, et on n’avait pas vu le camion en face. On n'a pas pu dévier. On dit que lorsque l'on frôle la mort de près on voit sa vie défiler. Moi je ne me souviens de rien. Juste quelques regrets. Celui de ne pas pouvoir serrer mon frère contre moi parce que j'avais peur, celui d'avoir hurlé, d'avoir paniqué trop tard, de ne pas avoir fait assez attention. J'ai eu les regrets, pas la vie qui défilait. De toute façon il n'y avait rien à voir. Une vie banale illuminée de quelques présences. Ju Ri encore et toujours.

    ▬ Ju Ri, va faire tes adieux à ta soeur ...

Les larmes de ma mère sont une douleur de plus. Mon père n'est même pas venu à l'enterrement mais qu'importe. On enterre une fille peu connue car malade. On enterre celle qu'il n'a jamais aimée semblerait-il. Quoi qu'il n'aimait pas non plus Ju Ri. Voila le côté risible de la situation. Un côté qui me blesse plus que quiconque. Aux yeux de la loi c'est moi qu'on enterre. Aujourd'hui c'est mon enterrement, parce qu'ils ont noté Ju Na sur le registre des morts, parce que j'ai été éjecté sur la place du conducteur tandis que mon frère avait été éjecté hors de voiture. Les détails ne m'intéressent pas, je déteste juste les gens d'avoir laissé ce quiproquo, surtout les médecins. Se réveiller deux semaines après l'accident, et se faire appeler Ju Ri est choquant. Même pas d'amnésie de ma part pour aider à comprendre ce qu'il s'était passé. Juste cette sanglante réalité de savoir que la mort tant attendue de ma part est venue pour mon frère. Je suis le Pierrot qui remplaça l'Auguste qu'était mon frère. Le clown blanc qui doit maquiller son nez de rouge et continuer le spectacle. Je n'ai pas envie. Je m'avance sur mon caveau qui contient le corps de mon frère et je pleure sous les regards de notre entourage. Parce qu'ils n'ont jamais vu un Ju Ri avec des cheveux noirs, parce qu'ils ne l'ont jamais vu si fragile, et en train de pleurer. Ju Ri et sa nouvelle célébrité. On parlait de lui partout. Le nouveau chanteur en vogue. Celui qui allait bientôt aller sur l'île. Histoire de quelques jours. Ah oui ... Je pleure. Bizarrement les larmes ont finis par couler le long de mes joues. Je regarde ce corps si semblable au mien et je pleure, parce que je ne peux faire que ça. Pleurer. Pleurer encore et toujours. J'ai les jambes qui tremblent et cette envie de courir loin d'ici. Je m'approche encore et encore. Jusqu'à ce que je tombe à genoux, de larges sanglots sortant de mes lèvres sans que je ne puisse rien faire. Prise de conscience. Alors que jusqu'à maintenant je pensais encore voir mon frère au détour d'un couloir, ou du chemin, assis quelque part, je comprenais enfin sa mort. Je comprenais enfin qu'il ne reviendrait pas. « Ju Na ... Je ne t'abandonnerais jamais. »

Mensonge !!

C'est fini. Je regarde la chambre de mon frère, la mienne, et je me dis que c'est vraiment fini. Cloitré entre les draps qui sentent son parfum, les volets fermés pour ne pas voir le soleil, je m'empreigne de son environnement pour croire qu'il pourra vivre encore un peu. Juste un peu pour rester à mes côtés. Je ne veux pas prendre sa place. Mais je n'ai pas le choix. Je regarde chaque objet avec attention et j'ai cette impression glauque d'avoir vécu sa vie. J'ai des relents de souvenirs étranges, et le coeur au bord des lèvres. On était un tout, quelque chose d'immortel. J'aimais la vie parce qu'il pouvait vivre. J'aimais la vie à travers ses yeux. J'aimais les histoires qu'il me racontait alors que je devais rester dans cette chambre blanche, immaculée et sans vie. Il faisait naitre la vie entre ses doigts, d'entres ses mots et je l'aimais cette vie là. La chambre est noire, les affaires de mon frère se fondent dans le décor et dans les cartons, et je ne peux que pleurer des larmes amères, et regarder ce décor que j'enviais avant. Le peu de fois où j'avais dormi dans cette chambre me rendait dingue. Le simple fait de savoir que je prenais sa place à long terme me rendait malade. Les cris hystériques de ma mère de l'autre côté de la porte n'arrangeait rien à la chose. Mais elle ne cédait pas, s'époumonant contre la porte dans l'espoir de me voir sortir. Je ne veux pas sortir. Pas pour l'instant. Non c'est hors de question. Je ne veux pas voir le regard de ma mère qui croira voir mon frère, je ne veux pas l'entendre m'appeler Ju Ri. Et me faire passer pour lui. Je ne veux pas.

    ▬ Hey Petite soeur, un jour je deviendrais chanteur, tu verras !!

Des relents de souvenir. Il n'avait même pas dix ans, et il se croyait déjà grand. Ju Ri était grand pour moi. Grand et extrêmement lumineux, le soleil de ma vie en soit. Je ne connaissais pas le monde réel et souvent il venait s'asseoir sur le bord de mon lit m'apprenant mont et merveilles sur le monde qui n'attendait que moi. Je vivais la vie à travers ses yeux, à travers ses expériences, je buvais toujours ses paroles, parce qu'il me disait tout. J'ai toujours été pour lui son autre moitié, et ce jusqu'à l'accident. Il ne se passait jamais une journée sans qu'il ne vienne me voir, me faisant partager ses expériences. On dit qu'il existe un lien entre les vrais jumeaux, moi j'y crois en tout cas. On se comprenait sans mots, des regards, on finissait la fin des phrases de l'autres, ce que l'un savait faire, l'autre l'apprenait tout aussi facilement. Comme si on était destiné à faire la même chose. Ce n'était jamais moi sans lui et je me morfondais à espérer que l'inverse soit vrai, mais jamais Ju Ri ne m'aurait abandonné. Il tenait toutes ses promesses comme celle de me faire chanter. Parfois quand mon système immunitaire suite à des implants, produisait assez de globules blancs, je pouvais sortir. Et pendant toute mon enfance, il m'apprit à chanter, à devenir un Idol comme il le devenait. Il prenait sur le temps de son entrainement, son regard noir dardant son entraineur lui montrant bien que j'étais important. La musique avait toujours eu une grande importance pour lui semblait-il. Il me donna sa passion. Parce que quand je chantais je me sentais vivante et comme lui, parce qu'il n'y avait plus de maladie quand je me fondais dans ce monde de notes et de mélodies. C'était un moment éphémère que je gardais toujours dans mon coeur, parce qu'on ne savait jamais quand je pourrais y retourner.

    ▬ Ju Ri !!
    ▬ Ouaip, c'est bien moi !! Tu aimes ? Bon j’admets c'est très blond, mais je voulais changer.
    ▬ Mais ... et tes yeux ? Des lentilles ?
    ▬ Oui, ne t'inquiète donc pas Ju Na ...

Ju Ri change. Mon frère changeait peu à peu s'ouvrant de plus en plus au monde, un grand sourire laissé sur ses lèvres, le regard provoquant et arrogant. Ju Ri était quelqu'un qui mangeait la vie à pleine dent, et alors qu'il entrait à peine dans sa carrière et qu'il faisait ses débuts, il venait de marquer le coche. Adieux cheveux noirs et brillant, de même que ses yeux de la même couleur, bonjour la belle couleur platine et ses yeux d'un bleu électrique. Après le choc passé je ne pouvais que rire. Rire du courage de mon frère, et de sa façon de bouger, de s'extasier sur sa nouvelle apparence, qui allait en soit beaucoup mieux avec sa manière de s'habiller. Derrière maman soupirait avant de prendre de mes nouvelles, demandant à Ju Ri de s'arrêter un jour de sautiller partout sous peine de me donner mal à la tête, mais ce tableau je l'aimais. Je l'aimais énormément. Passer mes week-ends entier avec ma famille, j'aimais cela, même si notre père était désespérément absent. Même si il n'en n'avait que pour mon frère quand il venait. Normal, qu'aurait-il fait de moi, sa fille malade et au bord du gouffre. Oui déjà à cet âge là, je savais que ma vie ne serait pas longue, que les injections dans ma moelle épinière ne dureraient pas indéterminément sans parler du fait que je me lasserais bien un jour. Je souriais devant ma famille, mais au fond de moi j'hurlais. J'hurlais un désespoir qui me bouffait. Parce que j'allais mourir. Parce qu'à part la maison, la piscine et la rue où se trouvait ma maison je ne connaissais que l'hôpital. Mais ça, je ne leur dirais jamais. Je me refusais à briser leur bonheur.

    ▬ Ju Ri !! Tu as ramené une de tes conquêtes ?!
    ▬ Nan là c'est sérieux. C'est ma jumelle, Manager. Ju Na, tu sais.
    ▬ A la fameuse Ju Na dont tu parles toujours. Elle a vraiment ton visage.
    ▬ Enchantée.

Sans doute un de mes plus beaux souvenirs. Un beau matin alors que Ju Ri finissait une de ses tournées, je m'étais fait réveillé tôt un dimanche matin, afin qu'Ju Ri puisse me pomponner, me maquiller ce dernier ayant eu l'accord de mon médecin pour que je puisse sortir cette journée là. Il n'était pas rare que Ju Ri me maquille et m'habille, mais ce jour là, j'avais la peur de ma vie, parce que je l'accompagnais à l'une de ses interviews et que ses amis aussi bien que tout le personnel avec qui il travaillait, seraient là. Habillé ce jour là d'un des pantalons en cuir moulant de mon jumeau, celui-ci déchiré de partout, de même qu'un débardeur assez long retombant sur mes hanches, j'étais maquillé comme mon frère pouvait l'être, mes yeux restant noirs tout autant que mes cheveux, juste coiffé à l'aide de laque et de ce qu'il fallait pour faire une belle coupe. Pour ne pas que j'attrape froid, après tout Ju Ri était responsable de moi, j'avais enfilé un long manteau rouge dont le col, le bas de celui-ci et l'ouverture des manches étaient en fourrures. Je ressemblais ainsi au style des filles qu'on voyait à la télé au côté de mon frère. J'entrais dans son monde à mon plus grand plaisir. Mais ce n'était pas la seule chose qui m'avait laissé un pur sourire sur les lèvres. Il faut dire que voir mon frère me présenter en temps que sa précieuse jumelle m'avait comblé de bonheur. Parce qu'il tenait à moi au risque de s'engueuler avec son staff pour m'avoir emmené ici. J'étais sur le bord de la scène avec la plupart de ses amis, regardant un peu intimidé le monde qui m'entourait. Ce fut sous les rires, et un rhume pour Ju Ri qui avait pris froid à cause de la climatisation que la journée se termina. Je me doute bien qu'à présent tout le monde a oublié cette jumelle vu juste une fois mais moi il m'arrive encore de regarder cette vidéo et de sourire. Nous étions heureux.

    ▬ L'année prochaine, je rentre sur l'île.
    ▬ Celle avec toutes les Idoles ?
    ▬ Vouaip, c'est un nouveau concept et m'a proposé d'y venir. J'ai un peu hâte tu vois.

Les deux dernières années de la vie de mon frère c'était passé sans mal. Peut-être plus calmement, peut-être pas. Il y avait eu des hauts et des bas, à cause du scandale qu'avait fait ma maladie suite à mon apparition à son bras lors de l'interview, le fait que mon frère avait affirmé qu'il chantait pour moi, et qu'il serait tout à fait capable d'arrêter sa carrière si mon état venait à s'empirer. Mais rien de tout ça ne s'était produit. D'un simple jeune adolescent avec un peu de talent, il avait continué sa route pour devenir un chanteur à succès et dont les pubs qu'il faisait pour portable ou autres plaisaient toujours autant. Il continuait à vivre son rêve, sa joie de vivre guidant toujours ma vie. De mon côté je connaissais des hauts et des bas également, je sortais encore de temps en temps avec mon frère, celui-ci s'amusant à me montrer son monde après avoir supplié l'équipe de médecins qui s'occupait de moi, de me laisser sortir. Ce jeu nous amusait, et à l'époque je commençais peu à peu à me sortir de cette maladie. Je devenais plus résistante, mais il n'était pas rare de me retrouver aux urgences après tant d'excès. Mais je vivais pleinement. J'engueulais Ju Ri qui tentait de s'excuser quand il se croyait coupable, et nous vivions tout simplement. C'était ce genre de période que j'aurais voulu vivre à jamais. Même si ma maison c'était un genre d'hôpital, même si mes traitements me pesaient par moment parce que je vivais tout simplement. Mon monde c'était toujours Ju Ri mais notre terrain de jeu ne se limitait plus à cette chambre blanche. Cela aurait du durer plus longtemps. Mais il fallu que je fasse un caprice, et tout s'effondra. Il fallut que j'eusse cette envie de sortir pour tout faire capoter, me rendant définitivement coupable.

    ▬ Hyun Ju Ri. J'ai beaucoup entendu parler de vous. Je suis désolé pour l'accident qui a emporté votre soeur.
    ▬ Ce n'est rien. Je m'en remets.
    ▬ Bien sûr vous pouvez toujours venir sur notre île. Mais vous aurez à nouveau beaucoup de chemin à faire. Vous savez le monde du Spectacle n'est pas simple. Cette pause ne vous a pas aidé dans votre carrière.
    ▬ Je compte toujours y aller. Et ne vous en faite pas. Je retrouverais mon succès, recommencer en Trainee comme vous le dîtes ne peut-être qu'une nouvelle expérience.

Je ressors du bureau serrant le dossier dans mes bras. Ca y'est c'est fait. Un an après la mort de mon frère, je suis capable de jouer son rôle à la perfection. J'ai enfilé le masque, j'ai pris une coiffure qu'il aurait aimé, et je me suis approprié sa garde robe, ses manières, sa façon de sourire de se tenir. Je suis devenu quelqu'un d'autre. Je me suis arrêté d'être Ju Na l'enfant faible et malade pour prendre la place de Ju Ri celui qui savait vivre et qui ne se priait pas pour le faire. Marcher dans ces couloirs me stresse plus que je ne pensais bizarrement. Parce que je ne suis pas qui je dois être. Parce que j'ai toujours l'impression d'avoir des ratés même si le test c'est avéré concluant. Il y a quelques jours j'ai du faire "mes" adieux auprès de "mes" amis. Tous n'y ont vu que du feu. Tous ont crus que je perdais ma jumelle, et que je fuyais la vie pour mon travail, pour me perdre et oublier la douleur dans un endroit où je pourrais me remettre. Je ne les traiterais pas d'idiots, c'est juste que mon jeu et devenu parfait. Ils ont fait leurs adieux à Ju Ri, à leur manière certes, puisqu'il n'y a que peu de chances que je les revois un jour.

Bonjour. Ju Ri. Idol anciennement connu et reconnu dont le succès est à refaire. Un physique à se damner, un sourire à se tuer. Ju Ri, parfait dans son intégrité.

Bonsoir. Ju Na. Soeur d'un Idol, et dorénavant, Idol ou plutôt Trainee en question. Jeune fille devenu garçon pour sauver le rêve de son frère.



Dernière édition par Hyun Ju Ri le Ven 2 Juil - 18:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 13:45

Bienvenu ♥
Très jolie fiche. Ça m'ennuie, mais les règles sont les règles. Tu ne peux pas être idole si tu ne prends pas un des caractère près-fait.

"Nous n'autorisons pas dans ce groupe les personnages inventés qui n'auront aucun caractère figurant dans ce topic. Ce qui est amusant, c'est de partir en bas de l'échelle et d'être très actif en RPs pour atteindre le sommet! Donc, désolé de restreindre l'accès aux idoles pré-faits."

Alors j'aimerais voir avec toi. Il faut que tu change la fin de ton histoire déjà. Ensuite, j'aimerais savoir si je te mets en citoyen ? Tu pourras passer les auditions pour devenir idol après. Non ?


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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 13:51

    Ah j'avais pas vu désolé ~
    J'avais pas tout compris vos histoires de caractère >w<

    Après je sais pas x)
    On peut encore s'arranger et dire que Ju Ri a eu un statut d'Idol un temps, et comme il a pris une pause suite à la mort de sa "jumelle", il doit recommencer en trainee ? Oo
    Ca serait possible ?


Dernière édition par Hyun Ju Ri le Ven 2 Juil - 13:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 13:54

J'aime vraiment énormément ta fiche e.e Arff.
Je vais voir avec les admins pour l'histoire d'être Trainee, parce que bon, tu as vraiment un bon niveau RP d'après ta fiche en tout cas e.e
Par contre, les admins sont heures QC, du coup, il va falloir attendre un peu


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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 13:55

    Désolée d'embêter mon monde ~
    Et merci <3
    Niveau RP je sais pas j'ai pas l'habitude de me juger ToT
    Ca me dérange pas d'attendre, j'suis en vacances et tout donc xD
    Désolée encore ~
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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 13:59

Merci de patienter alors. Je suis pas sûr que ma requête soit acceptée, mais on peut toujours essayer ne~
J'aime beaucoup ta fiche toujours e.e; j'aurais aimé pouvoir te mettre directement idol, mais je suis pas le seul à décider, et les admins ont le pouvoir suprême HAHA ♥
Bon bon, j'arrête mon flood, ça le fait pas pour un modo --" XD


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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 14:03

    Voui après tout qui ne tente rien n'a rien <3
    Tu sais je comprend. Je referais la fiche au pire >w< *
    ou au moins la fin de l'histoire xD*
    Mais merci d'essayer <3
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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 18:38

    C'est okay pour être Trainee; change la fin de ton histoire &je te valide ♥


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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 18:54

    Voila, j'ai modifié le dialogue et ajouté que Ju Ri recommençait en temps que Trainee suite à une absence d'un an ~
    Merci beaucoup en tout cas ♥
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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 19:01

    De rien ♥





vous êtes VALIDÉ



De la part de tout le staff: Bienvenue!
Nous avons trouvé que votre fiche était satisfaisante et de qualité pour figurer dans les fiches validés. Nous avons donc l'honneur de vous accueuillir chez nous, qui est maintenant aussi chez vous!

Sur ce, bon jeu!
En cas de problème, n'hésitez surtout pas à contacter un membre du staff.

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, H0neyShim Yung Jae
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, YuneKang Jae Hyun
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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 19:02

Bienvenue! ^^
Je suis contente que Yune ai tout expliqué éè
Sur ce, j'espère que tu t'y plaira en tant que Trainee ^^


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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   Ven 2 Juil - 19:05

    Merci beaucoup ♥
    Je pense que je n'aurais pas de problème <3
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MessageSujet: Re: Hyun Ju Ri • Liying Boy.   

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Hyun Ju Ri • Liying Boy.

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